Harcèlement moral au BOEN du 8 mars

vendredi 9 mars 2007
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La pression au travail augmente de manière générale... et nous savons, par le nombre d’appels au secours dont nous sommes saisis, que cette pression existe dans le milieu professionnel de l’enseignement privé sous contrat : quand parler de harcèlement moral ?

Le BOEN, reprenant pour l’Education Nationale les dispositions de la loi n° 2002-73 du 17 janvier 2002, intervient au moment où le nombre de cas de harcèlement se multiplie, ou,au moment où l’administration accepte de prendre en compte le problème.

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L’identification du harcèlement moral

Le harcèlement moral n’est pas aisé à appréhender car il peut se caractériser par diverses actions. Il s’agit d’une conduite abusive résultant de propos, d’agissements répétés ou d’écrits hostiles sur une relativement longue période (plusieurs semaines, voire plusieurs mois) se traduisant, à l’égard de la victime, par une mise en cause de sa personne soit directement, soit à travers son travail. Ces pratiques peuvent se traduire par un isolement professionnel.
La conjonction et la répétition de tels faits ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail qui peut aboutir à une altération de la santé physique ou mentale de l’agent (anxiété, troubles du sommeil, conduites addictives, atteintes somatiques, dépression, etc.), compromettre son avenir professionnel ou porter atteinte à ses droits et à sa dignité.
Tout agent se prétendant harcelé n’est pas forcément victime d’un processus de harcèlement. Le harcèlement moral ne doit être confondu ni avec les reproches exprimés par un supérieur hiérarchique sur sa manière de servir lorsque ces derniers sont fondés, ni avec des tensions interpersonnelles épisodiques entre collègues, ni avec un conflit né d’une différence d’approche d’une question d’ordre professionnel. Il doit également être distingué du stress professionnel et de la pression au travail.
Il convient de rappeler que le harcèlement moral ne présuppose pas de relation hiérarchique entre la victime et l’auteur des agissements délictueux. Les plaintes, avérées ou non, mettent en cause indifféremment des supérieurs hiérarchiques, mais également des collègues de travail ou des subordonnés.« La difficulté est de »prouver« le harcèlement : nous conseillons aux enseignants qui subissent ce harcèlement de tenir un agenda précis, de tout noter, de recueillir des témoignages avant que le processus d’isolement aboutisse ... Très souvent l’enseignant harcelé »craque«  : le harceleur conclut donc qu’il ou elle était bien fragile, voire déséquilibré(e) »vous voyez bien" !!!!
Il est terrible aussi pour l’enseignant harcelé d’être confronté à la lâcheté ordinaire de tous ceux de leur entourage professionnel qui pensent « se faire bien, mieux voir » par le harceleur !
Et s’il s’agit de femme harcelée, de femmes témoignant, (est-ce le hasard de publication de ce 8 mars journée internationale de la Femme) que ne dira-t-on pas de leur fragilité de leur propension à parler ouvertement ... et quelles tentatives de pressions sur ces femmes qui « osent témoigner » !

N’hésitez pas à contacter vos représentants et élus SUNDEP !

http://www.education.gouv.fr/bo/2007/10/MENH0700398C.htm


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