COMMUNIQUÉ : bac pro en 3 ans, une mesure d’économie aux dépens des élèves

samedi 8 décembre 2007
popularité : 62%

Dès la rentrée 2008, la moitié des BEP tertiaires (vente, compta, secrétariat, communication), un tiers des BEP hôtellerie, électronique, électrotechnique, par exemple, devront être transformés en 1re année d’un bac pro en 3 ans... Au total cela devrait concerner un quart des élèves entrant en BEP.

L’opération déclenchée par le ministre s’effectue sans préparation :
« le contenu de la première année de formation sera adapté par les équipes pédagogiques en prenant en compte les référentiels et les programmes des BEP et des bacs professionnels », écrit le ministre.

Or cette absence de programmes avait été identifiée par l’inspecteur général Didier Prat comme une des sources d’échec en bac pro en 3 ans.

Cette mesure s’inscrit dans la suite de l’audit financier sur les LP qui prévoit à terme la suppression de 20% des moyens pour les lycées professionnels, et la modification des conditions d’emploi des personnels (annualisation du temps de travail, réduction drastique des spécialités et donc polyvalence...).

Elle est aussi dans le droit fil de la politique gouvernementale, qui vise à favoriser les CFA patronaux, avec en germe la disparition d’un enseignement professionnel Éducation nationale ?

Elle interroge aussi sur le devenir des bacs technologiques, alors que la réforme des STI vient une nouvelle fois d’être repoussée.

 COMMUNIQUÉ DU SUNDEP DU 30 NOVEMBRE 2007

 Des économies aux dépens des élèves en bac professionnel

Xavier Darcos, ministre de l’Éducation nationale, dans une note du 29 octobre 2007 aux recteurs d’académie, annonce, dès la rentrée 2008 pour beaucoup de sections, la suppression des BEP et la formation aux bacs professionnels en 3 ans au lieu de 4. Ceci sans aucune concertation et sans tenir compte des critiques de l’Inspection Générale sur les expérimentations déjà menées.
Le SUNDEP s’inquiète des conséquences graves pour les élèves. Pour ceux-ci, le parcours en 4 ans permettait la respiration nécessaire à une remise à niveau. Ils n’auront plus la possibilité de valider par le BEP les deux premières années de formation. Cela pourrait aussi remettre en cause les classes passerelles qui permettaient à la fin du BEP, de se diriger vers un bac technologique.
Cette décision prise précipitamment aura des conséquences dramatiques sur l’emploi des enseignants des lycées professionnels (suppression massive d’heures entraînant du chômage dans l’enseignement privé) ; sur la qualité de la formation (contenus d’enseignements flous, à bâtir en toute hâte). _ À terme, cette mesure ne sera pas sans incidence sur les bacs technologiques.
C’est le retour en force des filières destinées à trier les élèves au plus tôt, à les formater pour un emploi spécifique, ce qui va à l’encontre des exigences de la société actuelle de plus en plus complexe, nécessitant toujours plus de polyvalence et de culture générale.
Une fois de plus, le gouvernement agit dans un intérêt comptable et pour répondre au mieux aux attentes du patronat. Le SUNDEP appelle les enseignants du privé à se battre avec leurs collègues du public pour que cesse le démantèlement des filières professionnelles.

source SUNDEP national


Brèves

31 janvier 2016 - l’éditorial du Café pédagogique 2016 : Changement de cap.

A lire l’éditorial du Café pédagogique 2016 : Changement de cap. Des nouveaux programmes à tous les (...)

15 novembre 2015 - La réforme du collège : Une copie à revoir

La réforme du collège a été si bien préparée en amont que le Ministère de l’Education nationale a (...)

21 septembre 2012 - La guerre du « Tupperware » en Espagne

En Espagne, ou du moins sur les réseaux sociaux, la « Tupper-War » (guerre du Tupperware, des (...)

22 mai 2012 - Évaluations CE1 et CM2 : C’est confirmé, pas de remontées

Le ministère vient d’officialiser les modifications concernant la session des évaluations CE1 et (...)

22 mai 2012 - Semaine de 5 jours suite

Le Ministre Vincent Peillon a annoncé sur RTL ce matin que le 5e jour travaillé serait sans doute (...)